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Devenir consultant auto-entrepreneur en 2026 : guide complet

Devenir consultant auto-entrepreneur en 2026 : guide complet

L'essentiel de l'article

Devenir consultant auto-entrepreneur séduit chaque année des cadres, experts métier et indépendants qui veulent vendre leur expertise sans monter de société. Statut simple, charges proportionnelles, plafond de 83 600 € : la micro-entreprise est souvent le bon point d'entrée pour facturer ses premières missions de conseil. Ce guide couvre tout : code APE, charges Urssaf, TVA, fourchettes de TJM, portage salarié en alternative et étapes de création.

En bref : consultant en micro-entreprise

Le conseil est l'un des métiers les plus adaptés à la micro-entreprise : pas de stock, pas de matériel lourd, une expertise qui se vend directement. Cadre en reconversion, expert métier qui se met à son compte, salarié qui teste une activité en parallèle : la micro-entreprise permet de facturer tes premières missions de conseil sans monter de société ni immobiliser de capital. Voici l'essentiel à retenir avant d'entrer dans le détail.

Information cléValeur 2026
Code APE / NAF70.22Z — Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
Catégorie UrssafBNC libéral non réglementé
Plafond de chiffre d'affaires83 600 € HT / an
Taux de cotisations25,6 % du CA encaissé
Seuil de franchise TVA (services)37 500 € HT / an (seuil majoré : 41 250 €)
TJM constaté350 € (junior) à 900 € (senior stratégie)
Versement libératoire IR+ 2,2 % (optionnel)

Le mot « consultant » recouvre des réalités très différentes : conseil en stratégie, en organisation, en marketing, en ressources humaines, en finance ou en systèmes d'information. Dans la grande majorité des cas, tu relèves des bénéfices non commerciaux (BNC) et du code APE 70.22Z. La création prend une trentaine de minutes sur le guichet unique des formalités des entreprises, formalites.entreprises.gouv.fr (opéré par l'INPI), et aucun diplôme n'est exigé pour porter le titre de consultant.

À noter en 2026 — facturation électronique. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée, y compris celles qui relèvent de la franchise en base. L'émission obligatoire et l'e-reporting arrivent le 1er septembre 2027 pour les TPE et les micro-entreprises : à cette date, un PDF envoyé par mail ne sera plus une facture valable. Détail des échéances dans notre point sur l'obligation du 1er septembre 2026.

Pourquoi choisir la micro-entreprise quand on est consultant

La micro-entreprise est le statut de démarrage par défaut du consultant indépendant, parce qu'elle épouse parfaitement un métier sans charges fixes : tu vends du temps et de l'expertise, tes seuls coûts réels sont ton ordinateur, tes déplacements et quelques abonnements. Mais elle a des limites que tu dois connaître avant de t'engager, notamment sur le plafond et la couverture sociale.

Les avantages spécifiques au métier

  • Création simple et gratuite : 30 minutes sur le guichet unique des formalités, pas de capital, pas de statuts. Idéal pour tester une offre de conseil avant de la structurer.
  • Charges proportionnelles : pas de CA encaissé, pas de cotisations — la déclaration à 0 € reste en revanche obligatoire. Parfait pour démarrer en parallèle d'un poste salarié ou après une rupture conventionnelle.
  • Comptabilité allégée : un livre des recettes et des factures conformes suffisent. Pas de bilan, pas de liasse fiscale.
  • Crédibilité immédiate : un SIRET et des factures en règle suffisent pour signer avec des PME et des ETI, qui représentent une grande part du marché du conseil.
  • Cumul autorisé : tu peux garder un emploi salarié et facturer des missions en parallèle, sous réserve de ta clause de non-concurrence et de ton devoir de loyauté.
  • Aides à la création : ACRE, ARE maintenue, ARCE — les consultants issus d'un licenciement ou d'une rupture conventionnelle en profitent largement.

Les limites à connaître

Premier écueil : le plafond de 83 600 € est bas pour un consultant établi. À un TJM de 700 €, tu l'atteins en 120 jours facturés, soit moins de 11 jours par mois. Beaucoup de consultants confirmés le dépassent dès la première ou deuxième année et doivent alors envisager une SASU, une EURL ou le portage salarial.

Deuxième point : tu ne déduis aucun frais réel. Or le conseil génère souvent des déplacements importants (train, hôtel, restauration) qui ne sont pas déductibles en micro-entreprise. L'abattement forfaitaire de 34 % appliqué pour l'impôt sur le revenu est censé compenser ces frais, mais il devient désavantageux si tes déplacements dépassent régulièrement ce seuil.

Enfin, la couverture sociale reste limitée : pas d'assurance chômage, des indemnités journalières faibles, une retraite calculée sur une assiette réduite. C'est précisément ce qui pousse beaucoup de consultants à comparer la micro-entreprise avec le portage salarial (voir plus bas).

Code APE et NAF du consultant

Le bon code APE conditionne ton interlocuteur Urssaf et le libellé officiel de ton activité. Pour un consultant, le choix dépend de ta spécialité, mais un code domine largement.

  • 70.22Z — Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion : c'est le code principal et celui qui convient à la grande majorité des consultants (stratégie, organisation, management, transformation, opérations). Choisis-le par défaut si ton conseil porte sur la gestion et la performance de l'entreprise.
  • 70.21Z — Conseil en relations publiques et communication : pour un consultant en communication, image de marque ou relations presse.
  • 62.02A — Conseil en systèmes et logiciels informatiques : pour un consultant IT, cybersécurité, data ou architecture technique.
  • 73.11Z — Activités des agences de publicité : pour un consultant en marketing digital et acquisition.

Le code APE est attribué par l'INSEE à partir de la description d'activité que tu renseignes à la création. Si tu décris ton activité comme « conseil en organisation et stratégie d'entreprise », tu obtiens 70.22Z. Quelle que soit la spécialité, tant que ton activité est intellectuelle et non commerciale, tu restes en BNC au taux de 25,6 %.

Code APE ≠ catégorie Urssaf. C'est une confusion fréquente : le code APE est un identifiant statistique attribué par l'INSEE, il ne détermine pas ton taux de cotisations. Ce qui le détermine, c'est la nature de ton activité et la case que tu choisis à la création puis à chaque déclaration de CA (« prestations de services libérales BNC » pour un consultant). Un consultant classé en 73.11Z, code d'une famille publicité plutôt commerciale, reste un BNC à 25,6 % si sa prestation est bien du conseil intellectuel.

Plafond de chiffre d'affaires en 2026

En tant que consultant, ton activité relève des prestations de services libérales. Le plafond de chiffre d'affaires applicable est de 83 600 € HT par an en 2026. Ce seuil a été revalorisé au 1er janvier 2026 et reste fixé pour toute la période triennale 2026-2028 : la prochaine revalorisation est donc attendue en 2029, pas avant.

Le plafond se calcule en année civile. Pour une création en cours d'année, il est proratisé au nombre de jours d'activité. Si tu crées ta micro-entreprise le 1er septembre, ton plafond la première année est de 83 600 × 122/365 ≈ 27 943 €. Nuance importante, souvent oubliée : ce prorata sert à vérifier l'éligibilité au régime, mais tu bénéficies du régime micro de plein droit l'année de création (N) et l'année suivante (N+1) — la vérification du plafond proratisé ne produit ses effets qu'en N+2. Dépasser le prorata la première année ne te fait donc pas sortir du régime en cours de route.

Que se passe-t-il en cas de dépassement ?

  • Un dépassement isolé est sans conséquence sur le régime micro : tu restes micro-entrepreneur, tu continues à déclarer normalement. Seule la TVA suit sa propre logique, avec ses seuils distincts (voir plus bas) : franchise en base et plafond micro sont deux notions différentes.
  • Deux années civiles consécutives au-dessus : tu sors du régime micro au 1er janvier de l'année suivante et tu passes au régime réel de la déclaration contrôlée (déclaration n° 2035), avec une comptabilité complète à la clé.

Attention à une idée fausse répandue : sortir du régime micro ne « ferme » pas ton entreprise et ne t'oblige pas à créer une société. Tu restes entrepreneur individuel, avec le même SIRET ; seules tes obligations fiscales et comptables changent. Passer en EURL ou en SASU est une décision distincte, qui se prend pour d'autres raisons (protection du patrimoine, dividendes, couverture sociale).

Pour un consultant, ce plafond est un vrai sujet de stratégie : à 700 € de TJM, il tombe autour de 120 jours facturés. Mieux vaut anticiper le passage en société ou en portage avant de le heurter en pleine année.

Charges et cotisations Urssaf

En tant que consultant en BNC libéral non réglementé, tu cotises à hauteur de 25,6 % de ton chiffre d'affaires encaissé en 2026. Ce taux unique couvre l'ensemble de tes cotisations sociales : assurance maladie, retraite de base et complémentaire, allocations familiales, invalidité-décès, CSG-CRDS et contribution à la formation professionnelle.

Attention à l'erreur la plus fréquente en conseil : le taux de 21,2 % ne s'applique pas. Il est réservé aux prestations de services commerciales ou artisanales (BIC). Le conseil est une activité libérale intellectuelle, donc BNC à 25,6 %. Autre point clé : les cotisations sont calculées sur ce que tu encaisses, pas sur ce que tu factures — une facture émise en décembre et payée en février est un CA de février.

Un mois sans encaissement ne te dispense pas de déclarer. C'est vrai que sans CA encaissé tu ne paies pas de cotisations, mais la déclaration à 0 € reste obligatoire : une déclaration manquante entraîne une pénalité forfaitaire de l'ordre de 60 € par déclaration (1,5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale) et, si les oublis se répètent, une taxation d'office — l'Urssaf réclame alors des cotisations sur un CA estimé que tu n'as jamais encaissé. En conseil, où les missions sont par nature irrégulières et où un trimestre creux n'a rien d'anormal, c'est l'erreur administrative la plus coûteuse. À noter aussi : la CFE n'est pas proportionnelle au CA (exonération la première année civile d'activité, et exonération de la cotisation minimum si ton CA reste inférieur à 5 000 €).

Chiffre d'affaires annuelCotisations Urssaf (25,6 %)Net avant impôt
20 000 €5 120 €14 880 €
40 000 €10 240 €29 760 €
60 000 €15 360 €44 640 €
83 600 € (plafond)21 402 €62 198 €

Exemple chiffré n°1 — Tu factures 40 000 € sur l'année à un mix de PME. Tu paies 40 000 × 25,6 % = 10 240 € de cotisations Urssaf, soit en moyenne 853 € par mois. Si tu bénéficies de l'ACRE (exonération de 25 % pour une création à compter du 1er juillet 2026, et non plus 50 %), tu paies 10 240 × 0,75 = 7 680 €, soit 2 560 € d'économie — sur la durée de l'exonération, qui court jusqu'à la fin du 3e trimestre civil suivant celui du début d'activité et non sur 12 mois calendaires.

Exemple chiffré n°2 — Année plus active, tu encaisses 60 000 €. Cotisations Urssaf : 15 360 €. Il te reste 44 640 €, sur lesquels s'appliquera l'impôt sur le revenu calculé après l'abattement forfaitaire de 34 % propre aux BNC : la base imposable est de 60 000 × 0,66 = 39 600 €. Attention au piège classique : ta tranche marginale est bien de 30 %, mais elle ne frappe que la fraction au-dessus du seuil d'entrée. Pour un célibataire (foyer d'une part), sans autre revenu ni réduction, le barème 2026 donne (29 579 − 11 600) × 11 % + (39 600 − 29 579) × 30 % ≈ 4 984 € d'impôt — un taux moyen de 12,6 %, pas 30 %. Revenu réellement disponible : environ 39 656 €. C'est le quotient familial qui détermine la tranche, pas le chiffre d'affaires : le même revenu dans un foyer à deux parts resterait dans la tranche à 11 %, qui court de 11 600 € à 29 579 € de revenu imposable par part.

Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu peut simplifier la vie d'un consultant imposable : un prélèvement supplémentaire de 2,2 % du CA chaque mois ou trimestre solde ton impôt sur cette activité. Deux conditions : ton revenu fiscal de référence de l'année N-2 ne doit pas dépasser 27 478 € par part de quotient familial, et l'option doit être exercée dans les délais — au plus tard le dernier jour du 3e mois suivant la création, ou, pour une activité déjà lancée, avant le 30 septembre pour une application au 1er janvier suivant. Point de vigilance : le versement libératoire n'est pas gagnant si tu n'es pas imposable, puisque tu paies alors 2,2 % d'impôt que tu ne devais pas. Pour aller plus loin, consulte le guide complet des charges et cotisations.

TVA et franchise en base

Tant que ton CA reste sous le seuil de franchise en base, tu factures sans TVA et n'as aucune déclaration de TVA à faire. Mais pour un consultant, la question se pose différemment que pour d'autres métiers : ta clientèle est majoritairement composée d'entreprises assujetties, qui récupèrent la TVA. Facturer avec TVA ne renchérit donc pas ton offre à leurs yeux.

Seuils 2026 pour les prestations de services BNC :

  • Seuil de base : 37 500 € HT sur l'année civile. Si tu le franchis sans dépasser le seuil majoré, tu conserves la franchise jusqu'au 31 décembre et tu deviens redevable de la TVA au 1er janvier de l'année suivante. Un seul dépassement suffit désormais : il n'est plus nécessaire d'être au-dessus deux années de suite.
  • Seuil majoré : 41 250 € HT. Le franchir met fin à la franchise dès le jour du dépassement — et la facture qui déclenche le franchissement doit elle-même porter la TVA.

Si tu lis encore ailleurs que tu deviens redevable « au 1er du mois de dépassement », l'information est périmée : cette règle a été supprimée. Et ne confonds pas les deux sujets : la franchise en base de TVA (37 500 €) n'est pas le plafond du régime micro (83 600 €). Un consultant peut parfaitement être redevable de la TVA tout en restant micro-entrepreneur — c'est même le cas le plus fréquent passé la première année.

Sous ces seuils, tes factures portent la mention obligatoire « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». En contrepartie, tu ne récupères pas la TVA sur tes achats (matériel, logiciels, déplacements). Un consultant qui investit dans du matériel ou qui a des frais de déplacement importants peut avoir intérêt à opter volontairement pour la TVA dès la création afin de récupérer ces 20 %.

Mention TVA : calendrier 2026–2028. En franchise en base, jusqu’au 31 décembre 2026, la mention reste « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». À partir du 1er janvier 2027, pour une entreprise rattachée à la France, utilisez « TVA non applicable, art. L. 233-3 du CIBS ». La référence au CGI reste admise jusqu’au 30 juin 2028. L’ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 a reporté la recodification initialement prévue au 1er septembre 2026, sans modifier les conditions de la franchise. Sources : article L. 233-3 du CIBS et articles 46 et 49 de l’ordonnance n° 2025-1247 modifiée.

Cas des clients dans l'UE — Quand tu factures une entreprise établie dans un autre pays de l'Union Européenne, l'autoliquidation s'applique : tu factures sans TVA en mentionnant le numéro de TVA intracommunautaire du client et tu déposes une déclaration européenne de services (DES).

Un mot sur un serpent de mer : le seuil unique de franchise à 25 000 €/an, initialement prévu par la loi de finances pour 2025 puis reporté à plusieurs reprises, a finalement été abandonné (service-public.fr, 21 février 2026). Les seuils applicables restent bien 37 500 / 41 250 € pour les prestations de services. Pour creuser, lis notre guide TVA pour micro-entrepreneurs.

TJM, tarifs et revenus d'un consultant freelance

Le tarif journalier moyen (TJM) d'un consultant freelance varie énormément selon le domaine, la séniorité et surtout la valeur business perçue par le client. Un consultant en stratégie ou en transformation se vend bien plus cher qu'un consultant opérationnel généraliste. Voici les fourchettes constatées sur les principaux baromètres freelance (Malt, Free-Work) en 2026 — à valider selon ta spécialité.

ProfilTJM basTJM hautTypologie
Junior (0–3 ans)350 €500 €Conseil opérationnel, support projet, analyse
Confirmé (3–8 ans)500 €700 €Pilotage de mission, expertise sectorielle
Senior (8–15 ans)700 €900 €Stratégie, transformation, conduite du changement
Expert / niche (15+ ans)900 €1 500 €+Conseil de direction, M&A, sujets rares à fort enjeu

Le revenu net dépend de trois variables : ton TJM, ton taux d'occupation effectif (jours facturés / jours ouvrés) et tes charges. En conseil, le taux d'occupation est souvent plus bas que dans d'autres métiers freelance, car la prospection et l'avant-vente prennent du temps. Voici un calcul type pour un consultant confirmé à 550 € de TJM et un taux d'occupation réaliste de 75 % (15 jours facturés / 20 jours ouvrés) :

  • CA brut mensuel : 15 × 550 = 8 250 €
  • Cotisations Urssaf 25,6 % : 2 112 €
  • Net avant impôt sur le revenu : 6 138 €
  • Avec versement libératoire 2,2 % : 5 956 €

Comment fixer ses tarifs ? En conseil, le TJM ne se fixe pas au coût mais à la valeur : une recommandation qui fait gagner 200 000 € à un client supporte un tarif bien plus élevé qu'une prestation d'exécution. Trois leviers font monter ton TJM : la spécialisation sur un secteur ou une problématique pointue, les résultats démontrables (études de cas chiffrées) et la position dans la chaîne de décision (parler au COMEX se facture plus cher qu'au niveau opérationnel). Les généralistes plafonnent vite ; les experts de niche cassent le plafond de la fourchette.

Micro-entreprise ou portage salarial : le vrai arbitrage du consultant

C'est la question la plus spécifique au métier de consultant, et celle sur laquelle tu dois trancher avant même de choisir ton statut. Le portage salarial est l'alternative directe à la micro-entreprise pour vendre des missions de conseil, et les deux répondent à des besoins très différents.

En portage salarial, une société de portage te salarie : tu factures tes missions via elle, elle te reverse un salaire après avoir prélevé les charges sociales salariales et patronales ainsi que des frais de gestion (5 à 10 % du CA). En contrepartie, tu obtiens un vrai statut de salarié : assurance chômage, meilleure retraite, prévoyance, mutuelle. Le revers : tu conserves environ 50 % de ton CA en net, contre ~74 % en micro-entreprise (100 % − 25,6 % de cotisations, avant impôt).

CritèreMicro-entreprisePortage salarial
Net conservé (avant IR)~ 74 % du CA~ 50 % du CA
Plafond de CA83 600 € / anAucun
Assurance chômageNonOui
Retraite / prévoyanceRéduiteRégime salarié
Frais de gestion0 €5 à 10 % du CA
Déduction des frais réelsNonOui (frais de mission)

Exemple comparatif — Sur un CA de 60 000 € : en micro-entreprise, tu gardes ~44 640 € avant impôt (60 000 − 15 360 € de cotisations) ; en portage, tu perçois environ 30 000 € de salaire net, mais avec des droits au chômage et une retraite pleine. La micro reste nettement plus rentable pour démarrer et sous le plafond. Le portage devient pertinent si tu vises la sécurité du salariat, si tu dépasses durablement 83 600 €, ou si tu enchaînes des missions longues chez de grands comptes qui exigent parfois le portage. Beaucoup de consultants commencent en micro-entreprise, puis basculent en portage ou en SASU quand leur activité se stabilise au-dessus du plafond.

Étapes pour se lancer comme consultant auto-entrepreneur

La création d'une micro-entreprise est entièrement dématérialisée et gratuite. Compte 30 à 45 minutes de démarches en ligne, puis 7 à 15 jours pour recevoir ton SIRET.

Étape 1 — Clarifier ton offre de conseil. Avant toute démarche, définis ta spécialité, ta cible et ta promesse de valeur. Un « consultant » sans positionnement ne vend rien ; un « consultant en organisation pour PME industrielles » se vend. Prépare une offre claire et deux ou trois références concrètes.

Étape 2 — Démarches sur le guichet unique des formalités. Rends-toi sur formalites.entreprises.gouv.fr (opéré par l'INPI), crée un compte et démarre une déclaration de création d'entreprise. C'est le canal obligatoire depuis le 1er janvier 2023 : méfie-toi des sites privés qui facturent une formalité gratuite. Décris précisément ton activité (« conseil en organisation et stratégie d'entreprise »), choisis ton code APE souhaité (70.22Z par défaut) et tes options fiscales. Une pièce d'identité et une attestation de domicile sont demandées. Ton immatriculation au registre national des entreprises (RNE) est automatique et gratuite, et tu pourras télécharger un extrait gratuitement sur data.inpi.fr. Le site autoentrepreneur.urssaf.fr n'est pas un canal de création : c'est ton espace de gestion après l'immatriculation, pour déclarer ton CA et payer tes cotisations.

Étape 3 — Choisir son régime fiscal et social. Trois décisions dans le formulaire : périodicité de déclaration Urssaf (mensuelle recommandée pour suivre ta trésorerie), date de début d'activité, et option de versement libératoire de l'IR — à demander au plus tard le dernier jour du 3e mois suivant la création (au-delà, il faudra déposer l'option avant le 30 septembre pour une application au 1er janvier suivant), et seulement si tu es effectivement imposable.

Étape 3 bis — Demander l'ACRE si tu y as droit. Ne la rate pas : depuis la réforme de 2026, elle n'est plus attribuée automatiquement et la demande doit être déposée au plus tard le 60e jour suivant la date d'ouverture de ton activité (voir la section sur les aides). Le plus simple est de la déposer au moment même de la création.

Étape 4 — Ouvrir un compte bancaire dédié. Obligation légale si ton CA dépasse 10 000 € par an sur deux années civiles consécutives, mais recommandé dès le départ pour isoler ton activité. Attention au vocabulaire : la loi exige un compte dédié à l'activité, pas un compte professionnel payant — un second compte courant personnel suffit juridiquement. Les néobanques pro (Qonto, Shine, Propulse) proposent par ailleurs des offres à 0–10 € par mois.

Étape 5 — Souscrire la RC Pro et mettre en place sa facturation. La RC Pro est fortement recommandée pour un consultant. Dès réception du SIRET, tu peux émettre tes factures. Choisis un outil conforme (mentions obligatoires, numérotation séquentielle, conservation 10 ans) et prêt pour la facturation électronique. Ce point n'est plus prospectif : depuis le 1er septembre 2026, tu dois être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée, même en franchise en base de TVA. L'obligation d'émettre au format électronique et l'e-reporting des données de transaction s'appliquent aux TPE et micro-entreprises à compter du 1er septembre 2027.

Outils pour piloter ton activité de consultant

La boîte à outils d'un consultant tient en trois couches : production des livrables, relation commerciale et gestion administrative. Voici ce que recommandent la majorité des consultants indépendants en 2026.

💼 La stack outil recommandée pour un consultant

Quand tu enchaînes les missions, que tu factures à la journée ou au forfait et que tu dois déclarer ton CA à l'Urssaf chaque mois ou trimestre, un outil de facturation pensé pour les micro-entrepreneurs change tout. Eikio a été créé pour les indépendants comme toi :

  • ✅ Gratuit avec factures PDF Factur-X, devis et clients illimités
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Côté production, un consultant vit dans les slides et les tableurs : la suite Microsoft ou Google Workspace reste incontournable pour les livrables et les modèles financiers. Notion ou Obsidian pour capitaliser tes méthodes et tes analyses ; Miro pour les ateliers et les cartographies de processus en clientèle.

Côté relation commerciale, soigne l'avant-vente : un CRM léger (Notion, Folk, HubSpot gratuit) pour suivre ton pipeline de missions, un outil de signature électronique (Yousign, Docusign) pour les propositions commerciales, et LinkedIn comme premier canal d'acquisition — c'est là que se joue une grande partie de la prospection en conseil.

Côté administratif, en plus d'Eikio pour la facturation, garde un dossier d'archivage de tes factures (10 ans de conservation) et un compte d'épargne dédié pour provisionner Urssaf + IR. La règle simple : à chaque virement client, transfère 25 à 30 % sur ce compte et n'y touche plus. Tu resteras toujours à jour de tes cotisations.

Aides à la création disponibles

Plusieurs dispositifs publics peuvent accompagner le lancement de ta micro-entreprise de conseil. Le plus utilisé reste l'ACRE, particulièrement pertinent pour les consultants issus d'un licenciement ou d'une rupture conventionnelle.

L'ACRE (Aide à la Création ou Reprise d'Entreprise) allège tes cotisations Urssaf en début d'activité. Elle a été réformée par le décret n° 2026-69 du 6 février 2026, et deux choses ont changé — ce sont les deux points sur lesquels on lit encore le plus d'informations périmées.

1. Le taux d'exonération est passé de 50 % à 25 %, pour les créations et reprises intervenant à compter du 1er juillet 2026. Les créations réalisées jusqu'au 30 juin 2026 conservent leurs 50 %. Attention à la date pivot : le 1er janvier 2026 que l'on voit parfois citer ne concerne que les entreprises individuelles hors micro, les SASU et les SA — pour une micro-entreprise, la bascule est bien au 1er juillet 2026.

2. L'ACRE n'est plus attribuée automatiquement. Elle se demande désormais explicitement, et la demande doit parvenir à l'Urssaf au plus tard le 60e jour suivant la date d'ouverture de l'activité déclarée lors de la formalité de création. Passé ce délai, l'aide est perdue pour cette création. C'est un piège fréquent chez les consultants, qui passent souvent leurs premières semaines en prospection plutôt que sur l'administratif.

Exemple chiffré — Tu crées ton activité de conseil en septembre 2026 et tu réalises 40 000 € de CA sur ta première période. Sans ACRE, tes cotisations s'élèvent à 40 000 × 25,6 % = 10 240 €. Avec l'ACRE à 25 %, le taux effectif tombe à 19,2 % : tu paies 7 680 €, soit 2 560 € d'économie. Avant la réforme, la même situation aurait permis d'économiser 5 120 € — l'écart est réel et doit être intégré à ton prévisionnel.

Durée : l'exonération ne court pas sur « 12 mois » calendaires. Elle s'applique jusqu'à la fin du 3e trimestre civil suivant celui du début d'activité, soit 9 à 12 mois selon ta date de démarrage — une création en début de trimestre est donc mécaniquement plus avantageuse.

Périmètre : l'ACRE ne porte que sur les cotisations sociales. Elle ne réduit ni ton impôt sur le revenu, ni la CFE, ni la contribution à la formation professionnelle (CFP).

Tu peux en bénéficier si tu remplis l'un de ces critères à la création :

  • Demandeur d'emploi indemnisé ou indemnisable
  • Demandeur d'emploi non indemnisé inscrit au moins 6 mois au cours des 18 derniers mois
  • Bénéficiaire du RSA, de l'ASS ou de la prime d'activité
  • Personne de moins de 26 ans, ou de moins de 30 ans si tu es en situation de handicap ou si tu ne remplis pas la condition d'activité antérieure ouvrant droit à l'ARE
  • Salarié ou licencié d'une entreprise en sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire
  • Créateur d'entreprise installé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville

Dans tous les cas, tu dois exercer le contrôle effectif de l'entreprise créée — condition remplie par construction en micro-entreprise. Le dispositif n'est attribué qu'une fois tous les 3 ans.

L'ARE maintenue et l'ARCE — Si tu es indemnisé par France Travail après un licenciement ou une rupture conventionnelle (cas très fréquent chez les consultants), tu peux soit conserver ton allocation de retour à l'emploi (ARE) en parallèle de ton activité, soit opter pour l'ARCE, qui te verse 60 % de tes droits restants en deux fois pour financer ton démarrage. L'ARE maintenue sécurise la transition mois par mois ; l'ARCE offre une trésorerie de lancement. Un simulateur France Travail permet de comparer les deux options selon ta situation.

Erreurs à éviter en démarrant comme consultant auto-entrepreneur

  1. Se lancer sans positionnement. « Consultant » tout court ne vend rien. Sans spécialité claire ni cible identifiée, tu te retrouves en concurrence avec tout le monde et tu casses tes prix. Choisis un domaine, un secteur ou une problématique où tu as une vraie légitimité.
  2. Appliquer le taux de 21,2 % au lieu de 25,6 %. Le conseil est du BNC, pas du BIC. Certains consultants se trompent de case à la création et sous-estiment leurs cotisations, ce qui crée un rappel Urssaf douloureux. Vérifie que tu déclares bien en « prestations de services libérales BNC ».
  3. Négliger l'arbitrage micro / portage / société. Foncer en micro-entreprise sans avoir comparé avec le portage salarial ou la SASU peut coûter cher, surtout si tu vises des missions longues, un CA élevé ou la sécurité du chômage. Fais le calcul avant de choisir.
  4. Ne pas provisionner ses charges et son impôt. Le piège classique : tu vois 8 000 € arriver et tu les considères comme disponibles. En réalité, 30 % au moins doivent être réservés pour l'Urssaf, l'impôt et la CFE. Ouvre un compte d'épargne dédié et transfère ce pourcentage à chaque encaissement.
  5. Oublier le seuil de franchise TVA. À 600 € de TJM, le seuil de base de 37 500 € se franchit en 63 jours facturés. Le franchir seul te rend redevable au 1er janvier suivant ; franchir le seuil majoré de 41 250 € met fin à la franchise le jour même, et la facture déclenchante doit déjà porter la TVA. C'est cette seconde situation qui prend de court les consultants à TJM élevé. L'ancienne règle du « 1er du mois de dépassement » n'existe plus.
  6. Rater le délai de demande de l'ACRE. Depuis le décret n° 2026-69 du 6 février 2026, l'ACRE n'est plus automatique : la demande doit parvenir à l'Urssaf au plus tard le 60e jour suivant l'ouverture de l'activité. Passé ce délai, l'aide est définitivement perdue pour cette création — soit 2 560 € sur un CA de 40 000 €.
  7. Ne pas déclarer un trimestre sans mission. En conseil, les creux sont normaux. Mais l'absence de CA ne dispense pas de déclarer : une déclaration à 0 € reste obligatoire, sous peine d'une pénalité d'environ 60 € par déclaration manquante et, à terme, d'une taxation d'office sur un CA que tu n'as jamais encaissé.

Questions fréquentes

Quel code APE choisir pour devenir consultant auto-entrepreneur ?

Le code APE le plus courant est 70.22Z « Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion ». Il couvre le conseil en stratégie, organisation, management et transformation. Selon ta spécialité, d'autres codes existent : 70.21Z (communication), 62.02A (systèmes informatiques), 73.11Z (publicité). Tu renseignes ton activité à la création sur le guichet unique des formalités, formalites.entreprises.gouv.fr, et l'INSEE en déduit le code. Ce code ne détermine pas ton taux de cotisations : un consultant reste un BNC à 25,6 % quel que soit son code APE.

Quel est le plafond de CA pour un consultant en micro-entreprise en 2026 ?

Le plafond est de 83 600 € HT par an en 2026, car le conseil relève des prestations de services libérales BNC. Ce seuil a été revalorisé au 1er janvier 2026 pour la période 2026-2028, la prochaine revalorisation étant attendue en 2029. Un dépassement isolé est sans conséquence ; c'est après deux années civiles consécutives au-dessus que tu sors du régime, au 1er janvier suivant, pour le régime réel de la déclaration contrôlée — en restant entrepreneur individuel, avec le même SIRET. Ce plafond est vite atteint pour un consultant confirmé : à 600 € de TJM, environ 140 jours facturés suffisent.

Combien gagne un consultant freelance en micro-entreprise ?

Les TJM constatés vont d'environ 350 € pour un junior à 900 € pour un senior en stratégie, voire davantage sur des niches. Sur 15 jours facturés par mois à 550 €, le CA brut atteint 8 250 €, soit environ 6 138 € de net après cotisations Urssaf de 25,6 %. Le revenu réel dépend de l'impôt et du taux d'occupation, souvent plus faible en conseil à cause de la prospection.

Quels sont les taux de charges Urssaf pour un consultant ?

Le taux de cotisations est de 25,6 % du CA encaissé en 2026 (BNC, hors CIPAV). Il couvre l'assurance maladie, la retraite, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la formation professionnelle. Le taux de 21,2 % ne s'applique pas : il est réservé aux services commerciaux et artisanaux (BIC). Avec le versement libératoire, ajoute 2,2 % pour l'impôt sur le revenu.

Un consultant en micro-entreprise doit-il facturer la TVA ?

Tant que ton CA reste sous 37 500 € HT en 2026, tu factures sans TVA avec la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Si tu franchis ce seuil de base sans dépasser 41 250 €, tu deviens redevable au 1er janvier suivant ; si tu franchis le seuil majoré de 41 250 €, la franchise cesse dès le jour du dépassement, facture déclenchante comprise. L'ancienne règle du « 1er du mois de dépassement » a été supprimée. Comme la clientèle du conseil est majoritairement composée d'entreprises qui récupèrent la TVA, facturer avec TVA n'est pas pénalisant commercialement.

L'ACRE est-elle encore automatique pour un consultant qui se lance ?

Non, et c'est une démarche à ne pas rater. Depuis le décret n° 2026-69 du 6 février 2026, l'ACRE n'est plus attribuée automatiquement : la demande doit parvenir à l'Urssaf au plus tard le 60e jour suivant la date d'ouverture de l'activité. Pour les créations à compter du 1er juillet 2026, l'exonération est de 25 % des cotisations (50 % pour les créations antérieures) et court jusqu'à la fin du 3e trimestre civil suivant celui du début d'activité, soit 9 à 12 mois. Sur 40 000 € de CA, cela représente 2 560 € d'économie.

Un consultant est-il concerné par la facturation électronique obligatoire ?

Oui, même en franchise en base de TVA. Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie doit être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. L'obligation d'émettre au format électronique et l'e-reporting s'appliquent aux TPE et micro-entreprises à compter du 1er septembre 2027 : à cette date, un PDF envoyé par mail ne constituera plus une facture valable. Les grands comptes, souvent déjà équipés, peuvent te le demander avant cette échéance.

Faut-il déclarer son CA à l'Urssaf même sans mission facturée ?

Oui. L'absence de CA encaissé supprime les cotisations, pas la déclaration : tu dois déclarer 0 €. Une déclaration manquante entraîne une pénalité forfaitaire de l'ordre de 60 € (1,5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale) et, si les oublis se répètent, une taxation d'office sur un CA estimé. En conseil, où un trimestre peut être creux, c'est l'oubli administratif le plus coûteux.

Faut-il un diplôme pour devenir consultant auto-entrepreneur ?

Non, le titre de consultant n'est pas réglementé et aucun diplôme n'est exigé. Ce qui compte, c'est ton expertise démontrée et tes références. Exception : certains conseils réglementés (juridique réservé aux avocats, comptable aux experts-comptables, investissement financier soumis à agrément) relèvent de professions protégées.

Micro-entreprise ou portage salarial pour un consultant ?

Le portage salarial te donne un statut de salarié (chômage, retraite, prévoyance) contre des frais de gestion de 5 à 10 % et des charges plus élevées : tu conserves environ 50 % de ton CA en net, contre ~74 % en micro-entreprise. La micro est plus rentable pour démarrer et sous le plafond de 83 600 €. Le portage devient intéressant pour la sécurité du salariat ou pour dépasser durablement le plafond.

Quelle assurance pour un consultant auto-entrepreneur ?

La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) est fortement recommandée et souvent exigée par les grands comptes. Elle couvre les préjudices liés à tes recommandations : erreur de diagnostic, préconisation ayant causé une perte, manquement contractuel. Compte entre 10 et 30 € par mois selon l'assureur (Hiscox, Stello, AssurUp) et l'étendue des garanties.

Quand passer de la micro-entreprise à l'EURL ou la SASU quand on est consultant ?

Trois signaux : tu approches durablement le plafond de 83 600 €, tu as des charges déductibles importantes (déplacements, sous-traitance), ou tu veux te verser des dividendes. La SASU séduit pour le statut d'assimilé-salarié et la souplesse ; l'EURL pour une couverture sociale maximale à moindre coût. Compte 6 à 12 mois de CA élevé pour rentabiliser le surcoût.

En résumé

Devenir consultant auto-entrepreneur est l'une des façons les plus simples de vendre son expertise en 2026 : création gratuite en 30 minutes, plafond de 83 600 €, charges proportionnelles à 25,6 % et franchise en base de TVA sous 37 500 €. C'est le statut idéal pour tester une offre de conseil, construire ses premières références et sécuriser une transition après un salariat.

Les clés du succès : choisir un positionnement clair plutôt qu'un titre générique, déclarer au bon taux BNC (25,6 %, pas 21,2 %), arbitrer sereinement entre micro-entreprise, portage salarial et société selon ta trajectoire, et provisionner 25 à 30 % de chaque encaissement. Trois échéances 2026 à ne pas rater au démarrage : la demande d'ACRE dans les 60 jours, l'option de versement libératoire avant la fin du 3e mois, et la capacité à recevoir des factures électroniques, obligatoire depuis le 1er septembre 2026. Eikio a été conçu pour les consultants et autres indépendants en micro-entreprise — tu peux l'essayer gratuitement et suivre ton CA, tes seuils et tes cotisations sans effort.

Sources

  • Urssaf — « Le régime du micro-entrepreneur » : taux de cotisations 2026 (BNC régime général 25,6 %), déclaration de chiffre d'affaires, pénalités et taxation d'office (consulté le 1er octobre 2026)
  • service-public.fr — plafonds du régime micro 2026-2028 (83 600 € pour les prestations de services et activités libérales), franchise en base de TVA (seuils de base 37 500 € et majoré 41 250 €), abandon du seuil unique de 25 000 € (21 février 2026), versement libératoire et conditions de délai (consulté le 1er octobre 2026)
  • entreprendre.service-public.gouv.fr — réforme de l'ACRE, décret n° 2026-69 du 6 février 2026 : exonération ramenée à 25 % et demande obligatoire au plus tard le 60e jour pour les créations à compter du 1er juillet 2026 (consulté le 1er octobre 2026)
  • impots.gouv.fr — réforme de la facturation électronique : réception obligatoire depuis le 1er septembre 2026, émission et e-reporting au 1er septembre 2027 pour les TPE et micro-entreprises (consulté le 1er octobre 2026)
  • formalites.entreprises.gouv.fr — guichet unique des formalités des entreprises, canal obligatoire de création depuis le 1er janvier 2023, immatriculation automatique au registre national des entreprises (consulté le 1er octobre 2026)

Information générale à jour au 1er octobre 2026. Ce guide ne constitue pas un conseil fiscal, juridique ou social individualisé : ta situation peut appeler des règles particulières. Pour une décision engageante, rapproche-toi de l'Urssaf, de ton service des impôts des entreprises ou d'un professionnel du conseil. Les fourchettes de TJM et de primes d'assurance citées sont des ordres de grandeur de marché, non des tarifs réglementés.

Activité déclarée sous le code 70.22Z ? Consultez la fiche du code APE 70.22Z : activités couvertes, codes voisins, régime et cotisations.

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